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Génétique rénale

Publié le  Lecture 5 mins

La réponse anticorps allo-immune disséquée

Simon VILLE, CHU de Nantes

Malgré les progrès de l'immunosuppression, le rejet médié par les anticorps (ABMR) demeure le principal écueil de la transplantation d'organes solides, responsable de près de 50 % des pertes de greffon à long terme. Le dogme actuel repose sur la production d'anticorps spécifiques au donneur (DSA) par des cellules B ayant bénéficié de l'aide des lymphocytes T CD4+ via la voie indirecte d'alloreconnaissance. Cependant, jusqu'à récemment, notre compréhension restait limitée par une approche statistique du risque immunologique (comptage des éplets ou des mésappariements HLA) sans vision précise des épitopes réellement immunogènes.  Deux études issues de laboratoires indépendants situés aux USA, chacune publiée dans Immunity en 2025, constituent une véritable photographie extrêmement précise de la réponse allo-immune médiée par les anticorps. Elles marquent un tournant conceptuel en démontrant que la réponse allogénique n'est pas une réaction dispersée et imprévisible, mais une réponse focalisée et convergente ciblant des zones topographiques et moléculaires restreintes, ouvrant ainsi la voie à une modulation de la réponse allo-immune spécifique au donneur.

Cartographie des points chauds immunogènes : épitopes T et B La première avancée majeure concerne l'identification des cibles des lymphocytes T CD4+ qui reconnaissent les molécules de HLA du donneur via la présentation indirecte. En utilisant l'algorithme PIRCHE-II, qui prédit pour un couple donneur...

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