Antagonistes de l’aldostérone et maladie rénale chronique, des liaisons dangereuses
Les antagonistes des récepteurs des minéralocorticoïdes (ARM) — aussi appelés anti-aldostérone — sont des piliers établis du traitement de l’insuffisance cardiaque systolique. Depuis l’étude pionnière pour la spironolactone dans l’insuffisance cardiaque sévère « RALES - 1999 » en 1999 ; et les essais avec l’éplérénone « EPHESUS – 2003 » et « EMPHASIS-HF – 2011 », nous savons que le blocage de l’aldostérone réduit significativement la mortalité et les hospitalisations pour insuffisance cardiaque.
Forts de ces succès du début des années 2000, les ARM suscitent l’intérêt au-delà des aspects cardiaques : pourraient-ils protéger également les patients atteints de maladie rénale chronique (MRC) ? Ces patients présentent en effet un risque cardiovasculaire accru et une activation du système rénine-angiotensine-aldostérone souvent délétère pour le rein, participant au syndrome cardiorénal. Toutefois, leur utilisation en néphrologie s’est heurtée à un obstacle majeur : les effets indésirables avec en tête de fil le risque d’hyperkaliémie ou de dégradation de la fonction rénale en cas de contexte aigu type diarrhées, vomissements, fortes chaleurs…
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